Jusqu' a aujourd’huimédecine Officielle s’est refusée, en France, à admettre le rôle essentielpour notre santé dela prise régulière, et en quantités importantes, de vitamie C. Quelle erreur!
Nous quinous passionnons pour les médecines naturelles, nous savons bien que la vitamine C est nécessaire au maintien de toutes nos fonctions métaboliques et àla vie elle-même. Elle participe à tous les échanges cellulaires de notre corpset c’est un facteur essentiel au bon fonctionnement de notresystème immunitaire. En revanche, la carence en vitamine C a de multiples conséquencesnéfastes: apparition de rhumes, de grippes, d'une fatigue chronique qui s'installe insidieusement, de saignements de gencives intempestifs lors du brossage dentaire, de bleus sur la peau au moindre choc, d’un stress métabolique responsable d’intolérance, d’allergie et de la dégradation progressive de toutes nos fonctions pouvant aboutir à la mort.
De grands noms scientifiques ont voulu promouvoir la prise intensive de vitamine C malgré les quolibets et les menaces des autorités médicales. On notera qu’eux-mêmes prenaient de la vitamine C en quantités importantes et qu’ils ont atteint des âges canoniques. Le Professeur Thomas Barlow, médecin personnel de la reine Victoria d’Angleterre qui décrivit le premier le scorbut infantile vécut 100 ans. Le double prix Nobel Linus Pauling, né en 1901, vécut 94 ans. Albert Szent-Györgyi, prix Nobel de médecine en 1937, qui synthétisa le premier la vitamine C, vécut jusqu’à 93 ans. Tadeusz Reichstein, prix Nobel en 1950 pour ses recherches sur la vitamine C vécut jusqu’à 99 ans. Le Dr Fréderic Klenner, éminent spécialiste de la vitamine C dont les recherches cliniques font autorité dépassa les 90 ans.
Personne, ici,ne les avait écoutés. Mais un miracle vient de se produire. Le monde scientifique s’est souvenu de la vitamine C. On trouve mieux quand on sait ce que l’on cherche !
A Marseille, Michel Fontès et son équipe de l’unité Inserm 491 viennent de démontrer ses immenses propriétés en s’attaquant au traitement de la maladie de Charcot-Marie-Tooth. Une pathologie génétique peu connue du grand public, mais loin d’être rare : elle frappe une personne sur 2500, et c’est la maladie neuromusculaire la plus fréquente. Seuls traitements jusqu’à présent : chirurgie et rééducation. Les chercheurs français ont décidé de suivre la piste de la vitamine C. Pourquoi ? D’une part parce que, in vitro, la formation de la gaine de myéline autour d’une cellule nerveuse ne peut se faire qu’en présence d’acide ascorbique (vitamine C). Restait à vérifier cette hypothèse, ce qu’ils ont fait. Ces tests ont duré trois mois. Ils ont été développés avec le soutien de l’AFM (Association française contre les myopathies) grâce aux dons du Téléthon, et ils pourraient prochainement être appliqués à l’homme. Michel Fontès ose maintenant dire publiquement que la vitamine C n’a pas fini de nous étonner : « Dans les années à venir, dit-il, on va découvrir de nouvelles applications pour des molécules très connues et l’acide ascorbique jouera certainement un rôle important ». Depuis longtemps, la plupart des praticiens des médecines naturelles préconisent cette vitamine, surtout dans les pathologies dégénératives. La médecine officielle vient enfin de le rejoindre.
En décidant le 17 juillet que la vitamine C est un médicament au-delà de 150 milligrammes par jour, et doit donc être délivrée en pharmacie, le tribunal de grande instance d'Angers a fait un immense plaisir à la chambre syndicale des pharmaciens du Maine-et-Loire, qui poursuivait 7 supermarchés pour la vente de vitamine C dosée à 180 milligrammes. Sur la foi de témoignages d'experts, le tribunal a jugé que "l'utilisation prolongée à des doses supérieures à l'apport quotidien recommandé (60 à 100 milligrammes) entraîne certaines conséquences : insomnie, excitation, formation possible de calculs rénaux" et que "la vitamine C a un rôle thérapeutique à partir du dosage de 150 milligrammes par jour.
Pourtant, 25000 études expérimentales, cliniques et épidémiologiques ont été consacrées à la vitamine C depuis sa synthèse en 1933. Aucune n'apporte la preuve qu'une consommation de quantités élevées, ou même très élevées, s'accompagne d'effets secondaires. Plus troublant : le Dr Mark Levine (institut américain de la santé Bethesda) a conclu, l'an dernier, au terme d'une étude d'une exceptionnelle rigueur, que le besoin quotidien de l'homme est de... 200 milligrammes. Le jugement du tribunal d'Angers serait-il léger scientifiquement ? Pour l'appliquer à la lettre, les supermarchés devraient aussi cesser la vente de jus d'orange, dont une bouteille d'un litre apporte la dangereuse dose de 500 milligrammes.
En éprouvette, la vitamine C a une action anticancer
C'est peut-être la fin d'une polémique. Dans les années 1970, le chimiste et prix Nobel Linus Pauling prêtait à l'acide ascorbique - ou vitamine C - des vertus contre le cancer. Mais l'idée faisait débat par manque de preuves. Or, une équipe de la faculté de médecine de Marseille montre que la molécule a effectivement des propriétés anticancéreuses. "Notre travail s'appuie sur une découverte faite il y a cinq ans, explique Michel Fontès. L'acide ascorbique inhibe l'expression du gène impliqué dans la maladie de Charcot-Marie-Tooth, une maladie neurologique rare".
Cette fois-ci, les chercheurs ont cultivé des cellules de peau humaines avec de fortes concentrations de vitamine C. Et ils ont observé que plusieurs gènes impliqués dans la prolifération cellulaire, et donc le mécanisme de cancérisation, sont inhibés. Mieux: des souris cancéreuses traitées à de très fortes doses d'acide ascorbique survivent quasiment toutes, leurs tumeurs régresse et aucune métastase ne se forme. "Il faut maintenant envisager rapidement des essais thérapeutiques chez l'homme", conclut le chercheur. O.D.
SCIENCE & VIE AVRIL 2009 page 34